L’auto-suffisance, késako ?!

L’auto-suffisance, c’est bien. Oui mais c’est quoi au juste ?

Eh bien c’est tout simplement le fait de pouvoir, en tout ou partie, être autonome au quotidien.
Que ce soit pour se nourrir, se vêtir, se chauffer, etc…
L’idéal étant d’arriver à être totalement indépendant, mais ça n’est pas chose aisée.
Pouvoir être en grande partie autonome est déjà une très bonne chose, tant sur le plan économique qu’écologique et surtout psycologique.


Pour une auto-suffisance totale voici une liste (non-exhaustive) des choses à faire chez-soi :

le potager :

Le point le plus important dans notre quotidien est évidemment la nourriture.
Il faudra donc être capable de produire les ressources nécessaires à la consommation du foyer.
En fruits et légumes pour commencer, puis en viande également ainsi que le lait et les œufs, et pourquoi pas des céréales.

l’élevage :

Élever des animaux apportera une source de viande, oui, mais pas seulement.
Les poules donnent des œufs,les vaches donnent du lait, les chèvres augmentent la production de lait des vaches tout en donnant elles-mêmes du lait, tout comme les brebis, les moutons donnent de la laine.
Tous les animaux produisent naturellement un engrais pour le potager : le fumier.

Le refuge à insectes :

Il est important d’élever également les petits insectes, utiles aux cultures et garants d’une bonne santé de la flore (abeilles, coccinelles, carabes, pince-oreilles, syphres, vers de terre,…).
Certaines espèces sont menacées, comme les abeilles, notamment les abeilles solitaires.
Pour les aider à venir emménager près de nos cultures, un joli petit nichoir spécialement conçus pour eux sera très apprécié.

Produire son énergie :

L’idéal pour vivre en autonomie est de pouvoir produire soi-même son énergie.
Éolienne et panneaux solaires pour la consommation électrique du foyer.
Bois de chauffage pour se chauffer.
La géothermie ou une pompe à chaleur sont de très bonnes alternatives.

L’eau :

Récupérer l’eau de pluie pour le jardin ou pour la chasse d’eau est déjà très bien.
L’idéal étant de la traiter pour la rendre potable ainsi que de retraiter les eaux usées également.

Les conserves :

Il faut penser à l’hiver !
En hiver les récoltes seront maigres, il est important de stocker le « trop plein » de la bonne saison en prévision des rudes journées d’hiver.
Transformer le lait en fromages, beurre, crème, yaourts, etc…
Préparer des confitures / compotes avec les fruits.
Cuisiner la viande avant de la congeler ou la mettre en conserves.
Ciseler/hacher et congeler les herbes aromatiques, les oignons, l’ail, les échalotes,….
Le but étant de ne rien perdre en cas de trop grosse récolte, ainsi que ne manquer de rien l’hiver venu.

Bricoler, construire, réparer :

Faire soi-même est à la fois très économique mais aussi permet de posséder des choses totalement personnalisées.
De plus il est important de réparer au lieu de jeter puis racheter.

Recycler :

Réduire au maximum ses déchets et récupérer tout ce qui peut l’être pour être réutilisé autrement.
Les gros matériaux pour le bricolage, les chutes de tissus pour la couture, cartons, déchets verts et déchets de cuisine pour le compost.

L’habillement :

Pour être parfaitement autonome, on ne devrait plus avoir à faire les magasins, idem avec les boutiques de fringues !
Il est donc important d’apprendre à faire soi-même ou de réparer ce qui peut l’être, voire transformer des morceaux irréparables en un vêtement totalement différent ou un accessoire (de vieux jeans peuvent devenir ainsi une robe d’enfant ou un joli sac à main). 😉
Si on a des moutons, la laine peut être récupérée et transformée, vendue, troquée.

Les cosmétiques :

Exit la société de consommation, jusqu’au bout des cheveux !
On peut fabriquer ses savons, shampoings, soins, crèmes, dentifrices et autres produits cosmétique ou même la lessive.
Je mettrais régulièrement dans la catégorie [DIY] des recettes pour fabriquer soi-même ses produits.

La santé :

Pour ceux qui souhaitent aller au bout des choses il est également possible de cultiver des plantes médicinales pour être autonome jusque dans la médication.
Mais ça, je ne m’y attarderai pas, je ne m’y connais pas suffisamment.

Et pour finir Le troc :

Ne plus acheter mais échanger, avec les producteurs locaux, les voisins, etc…
« J’ai besoin de tissus pour les vêtements des enfants, j’échange deux douzaines d’œufs et un bidon de lait »
« Je n’ai pas d’animaux mais plein de légumes, je peux échanger mon trop plein contre quelques caisses de viandes »
par exemple 🙂

Voilà, avec tout ça les allé-retours au supermarché devraient déjà se trouver limités ! 😉
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6 réflexions sur “L’auto-suffisance, késako ?!

  1. louprouge2012 dit :

    AH! super!!! le potager c’est déjà un super début (puis bon, ca va avec les couches lavables etc 😉 ) bon, alors d’un point de vue diversité<<< je garde un souvenir très joyeux de la récolte de patates dans le jardin de mon enfance (mais ne suarais te dire si ca tenait une famille de 5 l'hiver) et des carottes. C'était drôle. Aujourd'hui, j'apprécie les tomates, framboises et fraises que cultive ma maman dans un potager plus restreint. PAR CONTRE je n'en PEUX PLUS des courgettes qui pullullent tout l'été. vive la congélation parce que là on en bouffe à toutes les sauces!!! (ceci dit, c'est facile à faire pousser et ça donne beaucoup.) et vive els arbres fruitiers aussi!!

    Pour le coup des chevres, je ne savais pas que ca augmentait la production du lait de la vache?! comment ca se peut?

    Aimé par 1 personne

    • Mamartizane dit :

      Couches lavables, Cup, lingettes démaquillantes lavables, potager, et à venir sur le blog nous avons aussi commencé l’opération cosmétiques maison, conservés et nichoir à abeilles 🐝 😉
      Ça devient bon ! 🙂

      Aimé par 1 personne

    • Mamartizane dit :

      Mince j’avais pas vu la suite du commentaire (il n’apparaissait pas en entier dans mes notifications…) :/

      Moi aussi, j’ai passé toutes mes vacances chez mes grand-parents à la campagne, une petite ferme individuelle où ils élevaient poules, canards, lapins, dindons, et même à une époque quelques cochons. Et ils avaient également un énorme potager (pour te dire il devait faire au moins deux fois la taille de mon salon lol) et j’adorais ça aller m’occuper des bêtes et du jardin. Manger ce qu’on a durement cultivé c’est encore meilleur 🙂

      Pour les chèvres et les vaches en fait c’est une histoire de complémentarité, elles ne mangent pas la même herbe. Ce qui valorise ce que les vaches ingèrent, leur permettant de produire un meilleur lait et en plus grande quantité.
      Ça fonctionne aussi avec les moutons d’ailleurs.
      Et quoi qu’il en soit, diversifier les espèces dans un élevage est toujours positif en tout point (sauf peut-être pour la quantité de travail à effectuer mais ça après c’est un choix) 🙂

      J'aime

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